3 raisons d’aller au Yukon cet hiver

Ceux qui suivent l’actualité people le savent : Kate et William sont venus nous rendre visite au mois d’octobre et pour leur deuxième voyage officiel au Canada, ils avaient choisi la côte pacifique nord-ouest. Basés à Victoria, leur tour les a conduits de Vancouver jusqu’à Whitehorse, ce qui m’a replongée dans mon escapade au Yukon d’il y a quelques années. Expériences uniques et souvenirs inoubliables, voici mes 3 raisons d’aller faire un tour au Yukon cet hiver !

Explorer Whitehorse par –30° C

La porte d’entrée du Yukon c’est Whitehorse, accessible depuis Vancouver en 2h30 de vol. En février, la température moyenne est de l’ordre de –15° C, mais quand j’y étais, c’était plutôt –25° C avec du vent en plus ! Quand comme moi on n’aime pas le froid, le premier défi d’un séjour au Yukon c’est de se convaincre qu’on va pouvoir survivre à ces températures… Et c’est le cas : grâce à une combinaison mi-cosmonaute – mi-chaperon rouge, il est tout à fait possible de pratiquer toutes les activités d’extérieur.

Emmitouflée comme il se doit, me voilà donc partie pour découvrir cette petite ville d’environ 28 000 habitants (75% de la population du territoire) qui était le passage obligé pour les chercheurs d’or venus faire fortune au Yukon à la fin du XIXe siècle – d’ailleurs ce sont eux qui ont donné son nom à la ville, en référence aux rapides de la rivière Yukon, dont ils disaient que l’écume qu’ils généraient les faisaient ressembler à la crinière de chevaux blancs. Si la construction d’un chemin de fer et de routes a détourné le transport d’hommes et de marchandises, on peut toujours voir le S.S. Klondike, témoin d’une époque pas si lointaine où celui-ci se faisait par voie fluviale.

blog-canada-yukon-whitehorse-hiver

Se transformer en musher le temps d’une journée

Explorer les rues de Whitehorse c’est bien, mais quand même, la vraie aventure au Yukon c’est de se transformer en musher le temps d’une journée pour explorer le grand blanc, en l’occurrence partir en traineau à chiens sur la rivière Takhini ! Toujours par –25° C et dans ma combinaison mi-cosmonaute – mi-chaperon rouge, je fais connaissances avec mes camarades à quatre pattes. Harnachement, briefing, on insiste beaucoup sur le fait qu’il faut parfois encourager les chiens à avancer. En pratique, il se révèle que j’ai hérité de l’équipage enthousiaste et toujours prêt, ce qui me vaut de passer la majeure partie de la journée avec le pied sur le frein!

Le moment du départ est proche, je m’accroche et nous voilà partis, sur les sentiers d’abord, puis soudain comme un rebord et nous descendons vers ce qui est manifestement une rivière gelée : incroyable sensation de liberté sous un grand beau soleil et dans un silence seulement ponctué par le sifflement du traîneau qui file sur la glace. Féerique ! Pause déjeuner autour d’un feu de camp avec hots dogs et chocolats chauds et il est déjà le temps de rentrer. Une aventure extraordinaire qui passe trop vite !

blog-canada-yukon-hiver-musher-chien-traineau

Admirer les aurores boréales autour du feu de camp

L’aventure au Yukon, ce n’est pas seulement le jour, c’est aussi la nuit avec l’observation des aurores boréales. Les couche-tôt passeront leur chemin : départ autour de minuit pour rejoindre un campement avec tente et feu de camp pour se réchauffer. Le moment est magique mais attention pas garanti : pour que ce phénomène puisse être observé, il faut un ciel dégagé et des particules dans le ciel. Pour pouvoir le photographier il faut un bon appareil et une bonne dose de patience. Au-delà de ces lumières vertes dont on a déjà vu des images, ce que j’ai préféré de ces soirées, ce sont les moments de convivialité autour du feu de camp à griller des marshmallow : une pure expérience canadienne !

blog-canada-yukon-hiver-aurores-boreales
© photo principale : Alexandra Nicolas ; © Photos de l'article : n°2 Amanda Graham, n°3 Alexandra Nicolas, n°4 Studiolit / Flickr